Un sol en pente cultivé, exposé à l'érosion, perdra en rendement car le haut du champ va petit à petit diminuer d'épaisseur, au profit du bas, qui ne va pas profiter
de ce surplus d'éléments fins et fertiles. Ces derniers vont se tasser et s'asphyxier. Une terre érodée de 5 cm de terre entraîne une baisse de 15 % de rendement et si
30 cm de terre sont érodés, la baisse de rendement est de 75 %.

Un herbage en pente sera moins touché par ce phénomène car l'herbe et ses racines retiennent les éléments fins et fertiles.

Si une haie est plantée parallèlement aux lignes de niveau, alors les éléments transportés par l'érosion seront stoppés par la haie.

Le long des cours d'eau, la
ripisylve a pour rôle de
maintenir les berges.
Ses racines fixent la terre soumise à l'érosion de l'eau. Il faut cependant entretenir ces arbres
car leur chute dans le cours d'eau encombre le lit. Ces encombrements, qu'on appelle embâcle, dévient le courant et creusent les berges : on obtient alors l'effet inverse du but recherché.

En l'an 2000, les phénomènes d'érosion en France ont entraîné la perte de l'équivalent de 150 000 ha de terres fertiles. Cela aurait pu être réduit avec des haies.