
Les haies implantées sur les flancs de pentes, même faible
freine l’écoulement de l’eau, permettant son
infiltration et de suite sa purification. Il est régulièrement reconnu ( malheureusement lors des trop nombreuses
crues) que la suppression des haies et le calibrage des fossés ou ruisseaux sont directement associées aux
inondations. Les haies servent de réservoirs à eaux assurant un débit régulier des cours d’eaux et créent une
zone humide à son pied.

De plus les arbres pompent le surplus d’eau pendant les périodes d’humidité, surtout au printemps
lorsque la végétation se réveille. Les arbres absorbent de grandes quantités d’eau assainissant le sol. En été, cette
concurrence est compensée par une moindre évapotranspiration.

Une haie permet de dénitrifier les eaux, chaque arbre a des fonctions particulières. L’aulne glutineux,
espèce, autrement appelé vergne ou verne, présent sur la
ripisylve (végétation sur rive des ruisseaux) est un fin
gourmand en métaux lourds comme le zinc et le cuivre et un gros consommateur en phosphore. Cette ripisylve
conditionne la dynamique même du cours d’eau : elle a des impacts sur l’écoulement de l’eau, les dépôts et
érosions , les embacles de bois morts et la
stabilité des berges. Cette zone boisée épure l’eau des produits
phytosanitaires car l’ensemble des systèmes racinaires filtre l’eau pour pouvoir nourrir les végétaux de minéraux
et de substances nutritives comme l’azote.
La haie joue également sur les concentrations de produits phytosanitaires, un peu comme les bandes
enherbées de 10 mètres de large obligatoire le long de certains cours d’eau.